Session spéciale HLNQ   ci-après

LINQ's Day-Long Special Session       below

3 octobre 2019


Agora Hydro-Québec (CO-R500), Coeur des Sciences (UQAM)

Co-organisé par Myriam Blais & Geneviève Vachon, U. Laval

 Living in Northern Quebec : issues and challenges of appropriate and meaningful living environments for Inuit communities
 

This thematic day-long session highlights some of the activities and achievements of research partnership Living in Northern Quebec: Mobilizing, Understanding, Imagining and of its invited presenters and panelists. LINQ’s research aims to better understand the aspirations of the Inuit communities in terms of significant dwellings and the potential / qualities of Nunavik’s places, territories and landscapes in order to collaboratively design and propose alternative models: for adapted village development, for innovative and culturally appropriate forms of housing, as well as for governance options that would allow these models to be imagined and implemented in a judicious manner. On different occasions, partners (academics and Inuit community representatives, including youth and elders) work together to understand the challenges of the North, their social importance and physical scope, and to think of new ways to address them. The presentations will provide a rich panorama of the themes and methods discussed during the 5-year partnership: contextually appropriate urban design scenarios for villages and adapted decision-making tools to support citizen; innovative and culturally-adapted housing designs with flexible and convivial living spaces; projects for community facilities inclusive of different generations and attentive to evolving social situations; etc. A discussion panel with actors / researchers / practitioners from Inuit communities and academic circles will exchange around the idea of a meaningful and sustainable project for the North’s future. An exhibition of the works completes the day-long discussions.

Habiter le Nord québécois : enjeux et défis d’aménagements appropriés et significatifs pour les communautés Inuit

Cette session thématique met en lumière certaines activités et réalisations de l’équipe du projet de recherche en partenariat Habiter le Nord québécois : mobiliser, comprendre, imaginer et de chercheurs invités. Ces recherches visent à mieux comprendre les aspirations des communautés Inuit en termes d’habitations significatives et le potentiel/qualités des lieux, territoires et paysages du Nunavik afin de concevoir et proposer, ensemble (avec les communautés elles-mêmes), des modèles pour l’aménagement urbain sensible de villages du Nunavik, pour des formes d’habitations innovantes et culturellement appropriées, ainsi que pour des options de gouvernance qui permettraient d’imaginer ces modèles et de les mettre en œuvre de façon judicieuse. En différentes occasions, les partenaires (académiques et agents des communautés Inuit, incluant des jeunes et des aînés) travaillent en collaboration et en participation à tenter de s’expliquer mutuellement les défis qui touchent le Nord, afin d’en comprendre l’importance et la portée, tant sur les plans sociaux que formels, et de réfléchir à de nouvelles façons d’aborder ces défis. Les présentations dresseront un panorama riche et varié des thèmes et des méthodes abordés : projets et scénarios de design urbain/villageois territorialement appropriés et outils d’aide à la décision citoyenne; conception de modèles inédits et culturellement adaptés de maisons et organisations spatiales habitables souples et conviviales; proposition d’équipements communautaires inclusifs de différentes générations et attentifs à différentes situations sociales; etc.

 
 

09:00 - 10:30      Habiter le Nord 1 / Living in the North 1

Mots d’introduction

Introductory words

Olivia Ikey

Inuit Youth Advocate, Kuujjuaq

Geneviève Vachon & Myriam Blais

Université Laval, Québec

Culture matérielle Inuit : le cas des infrastructures municipales au Nunavik et au Groenland

Inuit material culture: the case of municipal infrastructure in Nunavik and Greenland

David Allard-Martin

Université du Québec à Montréal, Montréal

 

La technicité de la ville nordique étant visuellement présente à cause du pergélisol et du climat, il est intéressant de conceptualiser les infrastructures municipales non pas uniquement comme des systèmes ou des réseaux, mais aussi comme des objets et des espaces qui participent à la culture matérielle du Nord. À travers une analyse comparative d’artéfacts techniques à plusieurs échelles, cette présentation démontre comment l’infrastructure articule des liens entre le cadre bâti, l’urbain et le territoire dans le contexte des sociétés de l’Arctique. Au Nunavik, le camion-citerne est un artéfact mobile qui sert au ravitaillement de chacun des bâtiments des villages et se compare aux réseaux de tuyauterie de l’ouest du Groenland. À l’aide de ces deux exemples, on comprend le rapport étroit qui existe entre les infrastructures municipales et la spatialité des villes nordiques.

 

The technical nature of Northern cities is made visually evident because of permafrost and climate. As such, it is interesting to understand municipal infrastructure not only as a system or network, but also as objects and spaces that participate in the material / spatial culture of the North. Through a comparative analysis of multi-scale technical artifacts, this presentation demonstrates how municipal infrastructure articulates some of the links between built environment and territory, in the context of Arctic societies. In Nunavik, the tanker truck is a moving artefact used to supply each building of the village, as does the piping network of West Greenland. These two examples help understand the close relationship between municipal infrastructure and the spatiality of Northern cities.

Habiter le Nunavik : considérer le système de production du logement sous l’angle de la complexité

Living in Nunavik : considering the housing production system through complexity

Marika Vachon

Université Laval, Québec

 

Les populations inuit du Nunavik font face à un manque de logements adaptés aux réalités socio-territoriales du Nord. Les processus actuels de production du logement sont linéaires et standardisés; ils impliquent de nombreuses organisations aux rôles fragmentés et semblent basés sur une logique de rationalité technique, orientée davantage vers la quantité d’unités à construire que vers la qualité, l’habitabilité et la recherche de sens pour les populations. La communication propose une réflexion sur le système de production du logement au Nunavik, à la lumière des théories de la complexité et du concept d’habiter. Elle explore les potentialités de la complexité, en tant qu’assise pour une compréhension élargie et ouverte du modèle actuel de production du logement, afin de viser des processus résilients, mieux ancrés dans les réalités, aspirations et façons d’habiter des Inuit.

 

Inuit communities in Nunavik face a lack of housing alternatives adapted to the socio-territorial realities of the North. Current housing production processes are standardized; they involve numerous organizations with different roles, and seem to promote a technical rationality oriented more towards the quantity of units to be built than towards quality, livability and meaning. This proposition examines Nunavik’s housing production system through the notions of complexity and dwelling. It explores the potentialities of complexity to broaden the understanding of the current model of housing production, in order to aim for resilient processes that are better grounded in the realities, aspirations and ways of the Inuit population.

Les « habiter » de l’imaginaire inuit : pratiques de l’habiter dans les œuvres picturales inuit

The "living" within Inuit representations: Dwelling practices in Inuit iconography

Simon Proulx

Université Laval, Québec

 

Cette recherche vise à révéler les éléments d’un habiter significatif pour les communautés inuit à travers les œuvres picturales de ses artistes, qui constituent une fenêtre sur l’imaginaire inuit. L’être humain ne peut « se comprendre » que par un engagement avec son environnement : c’est là un processus identitaire menant à la notion d’habiter, une chose intangible se déployant à l’intérieur d’un imaginaire en perpétuelle construction. Les formes artistiques et architecturales qui en résultent se présentent comme des points de repère dans un voyage, des témoins de pratiques et de savoirs significatifs pour l’habiter. Une interprétation de l’œuvre picturale inuit permet de mieux saisir le dialogue entre territoire et pratiques, ainsi que la manière dont celles-ci se façonnent mutuellement et participent à la redéfinition d’un habiter inuit.

 

This research aims to reveal the elements of significant “dwelling” for the Inuit communities through the pictorial works of its artists, which constitute a window on the Inuit imaginary. An Individual can only “understand oneself” by way of engaging with the environment: this is an identity process leading to dwelling, an intangible thing unfolding within an imagination in perpetual construction. The artistic and architectural forms that result are presented as landmarks in a trip, witnesses of practices and significant knowledge to live. An interpretation of the Inuit pictorial work makes it possible to better understand the dialogue between territory and practices, as well as the manner in which they mutually shape each other and participate in the redefinition of an Inuit dwelling.

Nunavik Cultural Landscape

Paysage culturel du Nunavik

Hilda Snowball

Kativik Regional Government, Kangiqsualujjuaq

Marie-Pierre McDonald

Groupe BC2 architecture et urbanisme, Montréal

Preserving the cultural landscapes is important, not only from a historical point of view, but also to prevent the loss of a natural and cultural heritage. Home-made traditional cabins are defining elements of the Nunavik cultural landscape. Their simple structure and appearance belies an enduring resiliency. In Nunavik, outside the political landscape of the urban areas, stands a humanized landscape where nature and cultural human activity express a long and intimate relationship between the Inuit and their natural environment. With the rapid expansion of the communities, how do we protect the living traditional landscape of Nunavik? Are planning tools and policies sufficient for preserving and managing Nunavik’s cultural landscapes?

 

La préservation des paysages culturels est importante, non seulement du point de vue historique, mais également pour empêcher la perte d'un patrimoine naturel et humain. Les camps traditionnels auto-construits sont des éléments déterminants du paysage culturel du Nunavik. Leur structure et leur apparence simples dissimulent une étonnante résilience. Au Nunavik, en dehors du paysage politique des secteurs urbanisés, se trouve un paysage humanisé où nature, activités et culture expriment la longue et étroite relation que les Inuit entretiennent avec la nature. Avec l'expansion rapide des communautés, comment protéger le paysage traditionnel comme patrimoine vivant du Nunavik? Les outils et les politiques de planification sont-ils suffisants pour préserver et gérer les paysages culturels du Nunavik?

Arctic Design Group : Mediating Environments

Arctic Design Group : Environnements médiateurs

Matthew Jull

University of Virginia, Charlottesville

The Arctic is overwhelmingly understood from the perspectives of science, economics, or sovereignty filtered through popular news media. While this is critical for the formulation of national and international policies, it often renders the Arctic as a highly vulnerable and exploitable material territory. Less frequently discussed, however, are the cultural landscapes of northern communities that embody multifaceted spatial practices, environmental adaptations, and technological ingenuities. For architects, landscape architects, and urban designers, the extreme and dynamic climate and geography of the Arctic force us to rethink the conventions of design principles, to re-evaluate the purposes and mechanisms of built structures, the emphasis on engineered “optimization”, and to innovate cultural, environmental, and material linkages. Ultimately, our understanding of these dynamics and our ability to not only respond to them but also to envision alternative futures in the face of climate change, are crucial for the long-term sustainability of the region, of people and communities, and the innumerable benefits that it can convey globally.

 

L’Arctique est souvent présenté par le biais de perspectives scientifiques, économiques ou politiques filtrées par les médias. Bien qu’essentiel pour la formulation de politiques nationales et internationales, cela fait souvent de l'Arctique un territoire extrêmement vulnérable et exploitable. Cela dit, les paysages culturels des communautés nordiques, qui incarnent des pratiques spatiales à multiples facettes, des adaptations environnementales et des ingéniosités technologiques, sont moins abordés. Pour les architectes, les architectes du paysage et les designers urbains, le climat et la géographie extrêmes et changeantes de l'Arctique obligent à repenser la conception, à réévaluer les structures bâties, à mettre l'accent sur « l'optimisation », et à prévoir des interrelations culturelles, environnementales et spatiales. Notre compréhension de ces dynamiques et notre capacité non seulement à y répondre, mais également à envisager des futurs alternatifs face aux changements climatiques, sont cruciales pour la soutenabilité des communautés et ses innombrables avantages globaux.

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10:30 - 10:45      Pause

10:45 - 12:15      Habiter le Nord 2 / Living in the North 2

Nunavut Urban Futures : Spatial Practices and Territorial Tactics

Visions de l’avenir urbain du Nunavut : Pratiques spatiales et tactiques territoriales

Lola Sheppard

University of Waterloo, Waterloo + Lateral Office, Toronto

 

The Canadian Arctic, and Nunavut in particular, is one of the fastest-growing regions per capita in the country, raising the question of what might constitute an Arctic Indigenous urbanism? One of the cultural challenges of an urbanizing Canadian North is that for most Indigenous peoples, permanent settlement, with the imposition of spatial, temporal, economic and institutional structures that came with it, has been antithetical to traditional ways of life and culture, which are deeply tied to land and seasons. Throughout the past seventy-five years, architecture, infrastructure, and settlement form were imported models, and have served as spatial tools of cultural colonization, which neutralized local cultural and geographic specificities. As communities in Nunavut continue to grow at a rapid rate, new frameworks to planning are urgently needed. This presentation outlines three ideas or approaches that might constitute the beginning of more culturally reflective planning practices for Nunavut: 1) Redefining what might constitute a northern urban vernacular and its potential role in design, 2) Challenging the current top-down masterplan by embracing strategies of informal urbanism, 3) Encouraging master planning approaches which embrace territorial strategies more responsive to geography, landscape and seasonality.

 

L'Arctique canadien, et le Nunavut particulièrement, est l'une des régions à la croissance la plus rapide au pays, ce qui soulève la  question d’un urbanisme Arctique autochtone. Sous cet angle, l’un des défis culturels du Nord canadien en rapide urbanisation relève de l’établissement permanent, avec ce qu’il comporte de structures spatiales, temporelles, économiques et institutionnelles imposées et contraires aux modes de vie traditionnels, profondément liés à la terre et aux saisons. Au cours des soixante-quinze dernières années, l'architecture, les infrastructures et la forme des établissements ont été importés et ont servi d'outils de colonisation spatiale ayant neutralisé les spécificités culturelles et géographiques locales. Alors que les communautés du Nunavut continuent de croître à un rythme rapide, de nouveaux cadres de planification sont nécessaires. Cette présentation souligne trois idées ou approches qui pourraient constituer le début de pratiques de planification plus respectueuses de la culture pour le Nunavut: 1) redéfinir ce qui pourrait constituer un vocabulaire vernaculaire urbain nordique et son rôle dans la conception, 2) remettre en cause le plan directeur au profit d'un urbanisme informel, et 3) encourager des approches de planification qui incluent des stratégies territoriales plus sensibles à la géographie, au paysage et à la saisonnalité.

Du lieu aimé au patrimoine collectif : Portrait du Nitassinan à travers le projet Tshishipiminu

From beloved place to collective heritage: A portrait of Nitassinan by way of the Tshishipiminu project

Caroline Desbiens

Université Laval, Québec

 

Débuté en 2011, le partenariat Tshishipiminu : occupation de la rivière Péribonka et développement hydroélectrique arrive à un premier bilan de ses travaux. Selon le concept « d’acclimatation engagée », les membres de Tshishipiminu ont tenu différentes activités au fil des années afin de créer des occasions d’échanges. Le partenariat agit comme un collectif dont l’organisation est flexible et modulaire selon la nature des projets. Toutefois, les membres et leurs activités sont liés à un foyer vital : parler du territoire, le Nitassinan; et favoriser l’expression et l’appropriation des Pekuakamiulnuatsh de ce patrimoine collectif. Au terme de la première phase du partenariat, Tshishipiminu s’affaire à produire un recueil de photos issues d’un concours et de rencontres d’échanges intitulés « Voir / vivre le territoire ». À partir d’images et de témoignages individuels, nous visons à créer un « album de famille » présentant une diversité d’expériences et de visions du Nitassinan. Dans cette communication, nous ferons état de la relation entre la personne et le collectif à travers cette initiative, en ce qui a trait aux chercheurs et/ou aux membres de la communauté. Alors que les Pekuakamiulnuatsh peuvent s’impliquer de façon variable selon leur temps et intérêt, le partenariat Tshishipiminu se veut une structure dont l’impact, idéalement, devrait pouvoir perdurer au-delà des limites imposées par l’expérience individuelle et les programmes de subvention.

 

Initiated in 2011, the partnership ‘Tshishipiminu: occupation of the Peribonka River and hydroelectric development’ comes to a first assessment of its realizations. According to the concept of "committed acclimatization", the members of Tshishipiminu have held different activities over the years to create opportunities for exchange. The partnership acts as a collective whose organization is flexible according to the nature of each project. Yet, members and their activities are committed to a central theme: talking about the territory, Nitassinan; and promote the expression and appropriation of this collective heritage by the Pekuakamiulnuatsh. At the end of its first phase, Tshishipiminu is busy producing a collection of photos from a contest and meetings entitled "See / Live the territory”. From images and testimonies, we aim to create a "family album" with a variety of experiences and visions of Nitassinan. This presentation discusses the relationship between the individual and the collective through this initiative, through the perspectives of researchers and / or community members. While the Pekuakamiulnuatsh can be involved in different ways, the Tshishipiminu partnership is meant as a structure whose impact should overcome the limits imposed by individual experiences and subsidy programs.

Une véritable gouvernance autochtone de la recherche collaborative est-elle possible?

Is an indigenous governance of collaborative research truly possible?

Elisabeth Kaine

Université du Québec à Chicoutimi, Chicoutimi

 

Depuis près de 30 ans, Design et culture matérielle a mené plusieurs projets collaboratifs avec des communautés autochtones du Québec et du Brésil, autant d’occasions pour créer des méthodologies collaboratives pour que ces communautés puissent prendre part aux projets d’inventaire, de transmission et de mise en valeur de leurs patrimoines culturels. Nous avons dû initier la plupart de ces projets même si j’ai toujours cru que pour qu’un projet de recherche se dise autochtone il devait nécessairement mobiliser toutes les parties prenantes autour d’une volonté d’action et d’une vision partagée dès le départ. Dans le contexte de l’appel à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada, la question suivante doit être posée pour répondre aux critères d’excellence de la recherche collaborative avec les Premières Nations : Le projet a-t-il ouvert une voie de réconciliation en offrant une réelle participation à la gouvernance de la recherche aux partenaires autochtones ? Comment prétendre être une chaire autochtone lorsqu’un seul chercheur sur treize est d’origine autochtone ? Cette question a occupé ma première année à titre de titulaire de la Chaire UNESCO en transmission culturelle chez les Premiers peuples comme dynamique de mieux-être et d’empowerment.

 

For nearly 30 years, ‘Design and Material Culture’ has led several collaborative projects with indigenous communities in Quebec and Brazil, providing opportunities to develop collaborative methodologies for these communities to take part in inventory, transmission and projects to enhance cultural heritage. We had to initiate most of these projects even though I always thought that in order for a research project to be indigenous, it had to mobilize all stakeholders around a desire for action and a shared vision from the get go. In the context of the Truth and Reconciliation Commission's call to action, the following question must be asked in order to meet the criteria for excellence in collaborative research with First Nations: Has the project opened a path of reconciliation by providing real participation in governance to indigenous partners? How can one claim to be the director of an indigenous project when only one in thirteen researchers are indeed Indigenous?  This issue has monopolized my first year as director of the UNESCO Chair in Transmission of First Peoples’ Culture to foster Well-being and Empowerment.

11:30 - 12:15 * Special Presentation : Recreation Facilities in Northern Communities: Design process with the people, not for the people

Conférence spéciale : Les équipements de loisirs dans les communautés du Nord

Harriet Burdett-Moulton

Architecte, Halifax, N.S.

Preserving the cultural landscapes is important, not only from a historical point of view, but also to prevent the loss of a natural and cultural heritage. Home-made traditional cabins are defining elements of the Nunavik cultural landscape. Their simple structure and appearance belies an enduring resiliency. In Nunavik, outside the political landscape of the urban areas, stands a humanized landscape where nature and cultural human activity express a long and intimate relationship between the Inuit and their natural environment. With the rapid expansion of the communities, how do we protect the living traditional landscape of Nunavik? Are planning tools and policies sufficient for preserving and managing Nunavik’s cultural landscapes?

 

La préservation des paysages culturels est importante, non seulement du point de vue historique, mais également pour empêcher la perte d'un patrimoine naturel et humain. Les camps traditionnels auto-construits sont des éléments déterminants du paysage culturel du Nunavik. Leur structure et leur apparence simples dissimulent une étonnante résilience. Au Nunavik, en dehors du paysage politique des secteurs urbanisés, se trouve un paysage humanisé où nature, activités et culture expriment la longue et étroite relation que les Inuit entretiennent avec la nature. Avec l'expansion rapide des communautés, comment protéger le paysage traditionnel comme patrimoine vivant du Nunavik? Les outils et les politiques de planification sont-ils suffisants pour préserver et gérer les paysages culturels du Nunavik?

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12:15 - 13:15      Diner + Exposition « Imaginer le Nord en 50 »
                          
Lunch + Exhibition “Imagining : the North in 50 projects” 

13:15 - 13:45      Habiter le Nord 3 / Living in the North 3

IMAGINER : une rétrospective d’Habiter le Nord par ses chercheurs-créateurs en architecture

IMAGINING : a Living in Northern Quebec retrospective by its design-research students

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13:45 - 16:00      Habiter le Nord 4 / Living in the North 4

13:45 - 14:45 * Conférence spéciale : Les transformations sociales de l’habiter inuit. L’utopie pour nouvelle saison? Précédé d’un hommage à Asen Balikci

Special Presentation : Social transformations of Inuit dwelling. Utopia for a new season? Preceded by a tribute to Asen Balikci

Gérard Duhaime

Université Laval, Québec

Trois saisons caractérisent les transformations de l’habitat inuit depuis un siècle. Au processus de sédentarisation succéda la généralisation du statut de locataire de l’État-providence, cristallisée par la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. Les deux dernières décennies ont été caractérisées par la montée de la gestion néolibérale de l’État. Ces périodes ont été marquées par une sorte d’état de crise permanent symbolisé par le manque de logements, par un rétrécissement de la capacité des individus à exercer des choix, et par la prééminence de la rationalité économique dans l’administration du logement public. Ces mouvements se sont poursuivis malgré la représentation régionale dans les organes de décision. Ce contexte n’est pas unique, comme le montrera un tour d’horizon de politiques similaires dans d’autres régions arctiques. Plusieurs initiatives aux ambitions diverses ont été proposées pour réinvestir le logement inuit, l’un parmi tous les domaines à reconquérir. Mais pour le faire, ne peut-on repenser l’histoire même, oser l’utopie comme nouvelle saison?

Three seasons characterize the transformations of Inuit dwelling in isolated areas over the last century. The process of sedentarization was followed by the generalization of the status of tenant of the Welfare State, crystallized by the James Bay and Northern Quebec Agreement. The last two decades have been characterized by the rise of the neoliberal management of the State. These periods have been marked by a kind of permanent state of crisis symbolized by the lack of housing, by a narrowing of individuals' capabilities to make choices, and by the pre-eminence of the economic rationality in the administration of social housing. These movements continued in spite of regional representation within decision-making bodies. This context is not unique, as it will be illustrated by a review of similar policies in other Arctic regions. Several initiatives with various ambitions have been proposed to reinvest Inuit housing, one of all areas to be reclaimed. But to do it, can we rethink history itself, dare utopia as a new season?

14:45 - 16:00 * Panel de discussion / Visions d’avenir : vers de véritables territoires d’habitation nordiques

Discussion panel / Visions for the future : towards truly Northern living environments

Ellen Avard 

Makivik Corporation, Kuujjuaq

Vikram Bhatt

McGill University, Montréal

Harriet Burdett-Moulton

Architecte, Halifax, NS

Paul Parsons

Kativik Regional Government, Kuujjuaq

Robert Sauvé

Robert Sauvé Société du Plan Nord [ex-dir.], Québec

Lola Sheppard

University of Waterloo, Waterloo + Lateral Office, Toronto

Hilda Snowball

Kativik Regional Government, Kangiqsualujjuaq

Le panel conclut une journée durant laquelle divers conférenciers se sont penchés sur les enjeux et défis d’aménagements appropriés et significatifs pour les communautés Inuit. Il convie maintenant des acteurs/ chercheurs/praticiens du Nord issus des communautés Inuit ou des cercles académiques autour d’un projet d’avenir significatif et durable : comment rêver et construire un Nord [ou des Nord(s)] qui reflète(nt) « véritablement » l’identité et les aspirations des communautés qui y vivent, ainsi que les réalités de leurs territoires (… et des pressions climatiques et autres qu’ils subissent)? Les urgences – tous en conviennent – sont nombreuses et immenses : où les priorités d’action se situent-elles? quels piliers doivent être secoués?

 

The panel concludes a day during which various speakers have tackled issues, challenges and dimensions relating to the appropriate and meaningful development for Inuit communities. This on-going discussion now invites Northern actors / researchers / practitioners from Inuit communities or academic circles to exchange around the idea of a meaningful and sustainable project for the future: how to dream and build a North [or Norths] that "truly" reflects(s) the identity and aspirations of their communities, as well as the realities forging their territories (... including the climatic and other pressures they face). All agree challenges are numerous and overwhelming: where are the priorities of action? which pillars must be shaken?

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Subvention de partenariat - CRSH 2015-2020

Conseil de recherche en sciences humaines du Canada

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