Symposium "Identity, Housing, Settlement and Landscape" 
à la 20e Biennale des "Inuit Studies Conference" à St. John's
 
Symposium "Identity, Housing, Settlement and Landscape"
at the 20th Biennial of the "Inuit Studies Conference" in St. John's

Coordonné par / coordinated by Denise Piché

7 octobre 2016 / October 7th, 2016 

La 20e Biennale de la Inuit Studies Conference s'est tenue du 7 au 10 octobre 2016 à la Memorial University de St. John's à Terre-Neuve et Labrador. La conférence s’intéressait au rôle de la tradition inuit comme pierre d’assise de la culture inuit et comme expression première de l’identité inuit. Dans le cadre des différentes activités, aînés, porteurs de connaissances, chercheurs, artistes, acteurs politiques et étudiants étaient invités à partager leurs expériences témoignant de la manière dont la tradition structure toujours les modes de vie inuit, tout en considérant les changements sociaux et culturels.

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The 20th Biennial Inuit Studies Conference took place on October 7th to 10th 2016 at Memorial University in St. John's, Newfoundland and Labrador. Inuit traditions are a repository of Inuit culture and a primary expression of Inuit identity. The theme for the 2016 Inuit Studies Conference invited Elders, knowledge-bearers, researchers, artists, policy-makers, students and others to engage in conversations about the many ways in which traditions shape understanding, while registering social and cultural change.

PROGRAMME / SCHEDULE

 

IDENTITY, HOUSING, SETTLEMENTS AND LANDSCAPE

DESIGNING A WAY FOWARD IN NUNANGAT

 

Friday, October 7th, 2016

D.F. Cook Recital Hall, School of Music

Memorial University of Newfoundland

Le symposium s'est tenu en mode "pré-conférence" avec l'idée d'examiner sous un angle critique la façon dont le logement est conçu, produit et mis en œuvre au Nunangat, en plus de discuter des avenues vers des formes et des politiques de logement culturellement et écologiquement viables et socialement diversifiées. La rencontre aborde également les questions d'aménagement et de production des paysages.

 

Chaque session traite de la façon dont la conception par et avec les communautés inuit peut ouvrir des avenues culturellement viables et appropriées pour l'avenir, comment cela est fait et comme cela pourrait être intensifié. En lien avec le thème central de la Conférence de 2016 sur les «Traditions inuit», le symposium vise à amorcer une conversation sur le rôle combiné des traditions, des transformations culturelles, des conditions environnementales du Nord et des changements climatiques dans la conception des milieux de vie et du logement inuit.

** Plusieurs conférenciers ont gentiment accepté de partager leur présentation filmée sur place et mises en ligne (ci-après). Nous les remercions!

The symposium was held as a “pre-conference”

with the idea of examining through a critical lens

the ways in which housing is designed, built, and executed in Nunangat, in addition to discussing avenues towards housing forms and politics that are both culturally and ecologically viable while being socially diverse. The conference also raised questions of landscape planning and production.

 

 

Each session addresses the way in which design by and with inuit communities opens avenues that are culturally viable and appropriate moving forward, how this can be achieved, and how it can be enhanced. Relating to the central theme of the 2016 Conference on “Inuit Traditions”, the symposium aims to initiate a conversation on the combined role of traditions, cultural transformations, Northern environmental conditions, and climate change on the design of inuit communities and housing.

** Many of the conference speakers have kindly accepted to share their presentation filmed on location and published on-line (as follows). We thank them!

 

Les chercheurs participant aux quatre sessions thématiques ont partagé résultats et expériences en les éclairant de nombreux cas et exemples. Dans un amphithéâtre bondé, plusieurs représentants de communautés inuit de partout au Nunangat ont pris part aux échanges en interrogeant les conférenciers en plénières. Les anthropologues Bernard Saladin-d’Anglure et Nelson H. Graburn, dont les contributions aux études inuit sont bien connues, ont participé aux discussions. 

The researchers participating in all four thematic sessions have shared results and experiences highlighting numerous cases and examples. In a crowded amphitheatre, many inuit community representatives from all over Nunangat took part in exchanges by interrogating conference speakers in the plenary. Anthropologists Bernard Saladin-d’Anglure and Nelson H. Gradburn whose contributions towards inuit studies are well known, have participated in the discussions.

Lors de la session thématique «Learning from housing research», Rhoda Cookie, représentante de l’Association Saturviit des femmes du Nunavik, brise la glace. Elle y parle de l’expérience des femmes inuit de leur maison. De son point de vue, une autonomie et une flexibilité dans l’assignation des maisons devraient être perçues comme des conditions essentielles de l’harmonie sociale.  

 

Chez les chercheurs présents à cette table, Vincent Jankunis, candidat à la maîtrise en archéologie, présente des analyses approfondies sur des formes d’habitat traditionnel inuit datant du 18e siècle. Suzanne Havelka, candidate au Doctorat en architecture, présente les conclusions de son étude sur la morphologie architecturale d’une communauté 'autoconstruite' près de Clyde River au Nunavut. Tant au cours des présentations que dans les discussions qui suivent, on réaffirme la force de l’ingéniosité constructive des Inuit d’hier et d'aujourd’hui. Il est fascinant de constater à quel point celle-ci a toujours à apprendre.

During the “Learning from housing research” thematic session, Rhoda Cookie, a representative of the women’s Saturviit Association of Nunavik, breaks the ice. She discusses the experience of inuit women and their homes. From her point of view, autonomy and flexibility in assigning houses should be perceived as essential conditions for social harmony.

 

From the researchers present at the round table, Vincent Jankunis, a Masters in Archeology candidate, presents thorough analyses on traditional inuit dwelling forms dating from the 18th century. Suzanne Havelka, a doctoral candidate in architecture, presents conclusions from her studies on the architectural morphology of an “autoconstructed” community nearby Clyde River in Nunavut. Throughout both the following presentations and discussions, the strength and constructive ingeniousness of the Inuit of yesterday and today are reaffirmed. It is fascinating to consider at which point there is always much to learn.

La session thématique « Learning from Community and Landscape » fait place aux praticiens venant de milieux diversifiés pour parler de leurs expériences respectives sur le terrain. Hélène Arsenault, de la SHQ, aborde le logement social dans les villages nordiques du Nunavik, en traitant notamment du prototype de construction sur pieux réalisé à Quaqtaq. Les architectes Jack Hébert, William Semple et Alain Fournier puisent à leurs pratiques privées menées sous l'angle de la collaboration avec les communautés pour présenter leur vision de la conception interculturelle et quelques-unes de leurs réalisations.

The “Learning from Community and Landscape” thematic session gathers practicians from diverse backgrounds to discuss their respective experiences on site. Hélène Arsenault, from the SHQ, addresses social housing in the northern villages of Nunavik by discussing a construction prototype built on piers and constructed in Quaqtaq. Architects Jack Hébert, William Semple, and Alain Fournier draw from their private practice, which fosters collaboration with the communities, to present their vision of intercultural design accompanied by several of their completed projects.

Dans le cadre de la session thématique « Learning from Community and Landscape Research », le commentaire d'une intervenante inuit de la communauté de Naujaat (Repulse Bay) au Nunavut permet à la géographe Béatrice Collignon de préciser des conclusions de ses études sur la toponymie territoriale inuit. Selon elles, la toponymie ne reflète effectivement pas seulement des émotions, mais aussi une histoire riche et multidimensionnelle.

In the “Learning from Community and Landscape Research”, a comment by a member of the Naujaat Community (Repulse Bay) in Nunavut enables geographer Béatrice Collignon to specify the conclusions from her studies on traditional inuit toponymy. According to her, the typonomy does not solely reflect emotions, but also a rich and multidimensional history.

En conclusion, la session «Preparing and planning for landscape change in arctic» se concentre sur les enjeux territoriaux et urbains associés aux paysages arctiques. Lola Sheppard, de l’agence Lateral Office, résume leurs études visant à mesurer le potentiel programmatique de l’architecture et des infrastructures du Nord canadien, aux échelles locale et territoriale.  

 

Les professeurs d'architecture Lisbet Harboe (Oslo), Geneviève Vachon et André Casault (U. Laval, Québec) présentent les résultats et les constats qui ont émergé de leurs ateliers de recherche-création en architecture et en design urbain réalisés dans les communautés nordiques de Tassilaq, Kuujjuaq, Salluit et Uashat. Les parallèles quant aux approches participatives sont nombreux.

In conclusion, the “Preparing and planning for landscape change in arctic” session concentrated on territorial and urban issues associated with arctic landscapes. Lola Sheppard, from the Lateral Office agency, resumes their studies aiming at measuring the programmatic potential of architecture and infrastructures in the Canadian North on local and territorial scales.

 

Architecture professors Lisbet Harboe (Oslo), Geneviève Vachon, and André Casault (U. Laval, Québec) present the results and findings that emerged from their research-creation studios in architecture and urban design conducted in the Northern communities of Tassilaq, Kuujjuaq, Salluit, and Uashat. Parallels drawn between the participatives approaches are numerous.

Sur la pelouse-parvis ensoleillée du Cook Recital Hall de la Memorial University School of Music, les participants au symposium ont apprécié pendant leur "déjeûner sur l'herbe" une ambiance musicale généreusement offerte par un orchestre de chambre étudiant.

 

Suite à cette première journée riche en échanges, les participants ont pris part aux trois autres journées de la Inuit Studies Conference, superbement organisée. En plus des séances thématiques, les conférences-midi des keynotes étaient passionnantes: celle de Natan Obed, président de Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), et celle du jeune architecte Sámi, Joar Nango

 

Voyez une majorité des présentations du Symposium enregistrées sur place et accessibles en ligne (voir les liens ci-après).

During their picnic on the sunny front yard of the Cook Recital Hall of the Memorial University School of Music, symposium participants appreciated the generous musical ambiance offered by the orchestra from a students’ room.

 

 

Following this first day rich in exchanges, participants took part in three more days of the Inuit Studies Conference which was outstandingly organized. In addition to the thematic sessions, lunch-and-learns with keynote speakers were fascinating: that of Natan Obed, president of the Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), and young architect Sámi, Joar Nango.

 

View a majority of the Symposium presentations recorded on location and made accessible on-line (see following links).

VIDÉOS ET RÉSUMÉS / VIDEOS AND ABSTRACTS

 

INTRODUCTION

Housing, Settlements and Landscapes :  Towards linkages between research and in housing design and settlement and landscape planning

Denise Piché

Associate Professor, School of Architecture, Université Laval, Quebec

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SESSION 1 - LEARNING FROM HOUSING RESEARCH

Nunavimmiut women’s experiences of housing as the locus of social harmony

Rhoda Cookie

Assistant Executive Director, Saturviit Inuit Women’s Association of Nunavik

Caroline Hervé

Executive Director, Saturviit Inuit Women’s Association of Nunavik

Pascale Laneuville

Project Director,  Saturviit Inuit Women’s Association of Nunavik

Cette présentation relate l'expérience des femmes inuites du Nunavik dans le contexte de la pénurie de logements. On y décrit les problèmes et les besoins auxquels elles font face avec leur famille, tout en vivant dans des logements surpeuplés, en subissant de la violence familiale et en essayant d'obtenir leur propre logement. Dans le but de dépasser une perspective de sécurité publique, les expériences des femmes sont analysées en soulignant certaines continuités dans la construction des relations sociales et l'émergence de nouvelles dynamiques sociales, économiques et politiques dans les sociétés inuites. La recherche de l'autonomie chez les femmes est particulièrement abordée dans une perspective relationnelle. Cette réflexion nous amène à réfléchir aux problèmes et aux solutions en matière de logement au Nunavik.

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This presentation relates the experience of Inuit women of Nunavik in the context of the housing shortage. It depicts the problems and the needs they face with their family while living in overcrowded houses, experiencing family violence and trying to obtain their own housing. With the goal of surpassing a public safety perspective, we analyze the experiences of women by highlighting certain continuities in the construction of social relationships and the emergence of new social, economic and political dynamics in Inuit societies. The quest for autonomy among women is particularly addressed from a relational perspective. This reflection brings us to think again the issues and solutions in relation to housing in Nunavik.

Making a house a home: Traditions of an 18th-century Inuit communal house in Labrador

Vincent Jankunis

MA Candidate, Queen's College Memorial University, Newfoundland

Lors de l'étude des foyers, la division de l'espace social et physique peut être difficile à éviter, ce qui est certainement vrai dans le domaine de l'archéologie. Souvent, tout ce qui reste sont les ruines de la maison et les artefacts utilisés par les gens qui y ont vécu, ce qui rend difficile de comprendre les pensées et les émotions des gens ressentaient lors de leur vie quotidienne dans cet espace. Au Labrador, les habitations inuites ont de nombreuses formes qui varient tout au long des saisons, mais les maisons en gazon d'hiver ont fait l'objet d'études pour de nombreux chercheurs. Construites de gazon et de pierre, ces maisons étaient érigées pendant les mois froids de l'hiver et souvent habitées deux hivers de suite. Au cours du XVIIIe siècle, le commerce officiel avec les Inuits fut poursuivi par les Européens, amenant avec eux des colons et des missionnaires prosélytes. Cette période de présence croissante de l'Europe est étudiée sous la forme de maisons de gazon inuites. Les maisons ont été construites plus grandes qu'avant pour accueillir plusieurs familles vivant ensemble sous le même toit. Une maison d'hiver inuite a été excavée pendant l'été et l'automne de 2015 près de Rigolet, Nunatsiavut. Cette présentation explore la vie communautaire de cette période à travers les restes archéologiques d'un dix-huitième siècle. On se questionne sur ce que les pratiques de cette époque signifiaient pour les Inuits et comment ces traditions ont soutenu la vie communautaire pendant cette période de changement.

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When studying homes the division of social and physical space can be difficult to avoid, and this is certainly true in the field of archaeology. Often all that is left are the ruins of the house and the artifacts used by the people who once lived there, making it difficult to understand the thoughts and emotions people felt as they went about their daily lives in that space. In Labrador, Inuit homes took many forms throughout the seasons, but winter sod houses have been the topic of study for many researchers. Built of sod and stone, these homes were lived in during the cold months of winter and were often returned to year after year. During the eighteenth century formalized trade with the Inuit was pursued by Europeans, bringing with it settlers and proselytizing missionaries. Coinciding with this period of ever-increasing European presence in Labrador was a change in the form of Inuit winter sod houses. Houses were built larger than before to accommodate multiple families living together under the same roof. This presentation will explore communal living of this period through the archaeological remains of an eighteenth-century Inuit winter house excavated during the summer and fall of 2015 near Rigolet, Nunatsiavut. It will ask what the practices of this time meant to the Inuit and how these traditions sustained communal living during this period of change.

Inuit and Innu settlement graphic history: Territory, housing and construction

Myriam Blais

Professor, School of Architecture, Université Laval, Québec

Cette communication présente les résultats d'un projet de recherche sur les représentations graphiques des types de logements inuits et innus, de l’époque des premiers documents disponibles jusqu'à aujourd’hui. Le matériel examiné comprend des enregistrements de représentations graphiques inuites et innues, des croquis réalisés par des explorateurs et des chercheurs, des plans techniques et professionnels ainsi que la production artistique d'artistes autochtones. Cette histoire graphique prend la forme d'un scénario narratif et graphique intégré et organisé selon différents thèmes et échelles significatives. Il vise à approfondir notre compréhension des relations entre les formes de logement, la structure spatiale, les systèmes de construction, les méthodes et les matériaux; usages et significations du logement et du territoire; et façons culturelles d'occuper et de marquer la terre.

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This communication presents results from a research project on Inuit and Innu housing types graphic representations from as far back in time as there are available records up to now. The material considered includes records of Inuit and Innu graphic representations, sketches done by explorers and researchers, technical and professional plans as well as the artistic production of indigenous artists. This graphic history takes the form of an integrated narrative and graphic scenario organized according to various significant themes and scales. It aims at deepening our understanding of the relationships between housing forms, spatial structure, construction systems, methods and materials; housing and territory usages and meanings; and cultural ways of occupying and marking the land.

Self-built, hybrid and mobile: DIY urbanism in Canada’s Eastern Arctic

Susane Havelka

PhD Candidate, School of Architecture, McGill University, Montreal

 

Lorsqu'on se penche sur plus d'un demi-siècle d'intervention gouvernementale et une nation au bord des conditions de vie modernes, on ne peut s'empêcher d'être fasciné par la manière dont les Inuits ont construit aujourd'hui, par un mode de vie plus moderne, est devenue une expression qui est pleinement soutenue par toute la communauté, jeune et vieille. C'est comme si une hybridité du modernisme et de la culture traditionnelle se réunissait et se matérialisait avec un caractère distinctif d'une nouvelle langue vernaculaire qui a émergé des fragments et des matériaux excédentaires de l'intervention gouvernementale. Grâce à leur savoir-faire culturel et à leur nouveau savoir-faire technique, les Inuits, en tant que nation, se sont réellement peints un nouveau portrait. Ces communautés éloignées de constructeurs et de survivants individuels ne peuvent être qu'une partie d'un nouveau mouvement qui incarne la conviction que les petites et modestes réalisations peuvent jouer un rôle majeur dans la légitimation d'une construction existante. Le travail présenté examine le génie qui contribue à une partie importante de l'activité de construction dans et autour des communautés inuites d'aujourd'hui afin de montrer comment cette tradition contribue activement à maintenir des formes particulières dans l'environnement bâti à l’échelle du bâtiment unique du regroupement entier.

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When one looks back at more than half a century of government intervention and a nation at the brim of modern living conditions, one cannot refrain from being fascinated by the way in which Inuit built form today, together with a more modern way of living, have become an expression that is fully embraced by the whole community young and old. It is as though a hybridity of modernism and traditional culture comes together and materialize with a character and distinctiveness of a new vernacular which has emerged from the fragments and the surplus materials of government intervention. Through its cultural and new technical know how, Inuit as a nation has in effect painted itself a new portrait. These remote communities of individual builders and survivors cannot be anything but part of a new movement embodying a belief that small and modest realizations can  play a major role in legitimating an existing construct. My work examines the genius which contributes to a significant portion of the building activity in and around Inuit communities today in order to show how this tradition is actively contributing to maintaining  particular forms in the built environment at the scale of both the single building and an entire grouping.

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Discussion

moderated by Geneviève Vachon 

SESSION 2 - APPLYING HOUSING RESEARCH IN DESIGN

Meeting challenges of cold climates and he changing environment with innovative design and creative building sciences

Jack Hébert

Founder and CEO, Cold Climate Housing Research Center, Fairbanks, Alaska

 

L'Alaska est au cœur de défis importants face aux changements climatiques, aux dynamiques culturelles, aux ressources financières limitées et aux environnements extrêmes. Le Centre de recherche sur le logement à climat froid (CCHRC) travaille en étroite collaboration avec des membres de dizaines de communautés autochtones de l'Alaska pour concevoir des maisons qui reflètent la culture, sont extrêmement efficaces sur le plan énergétique, saines pour les familles et abordables. Grâce à un engagement à l'égard d'un programme combinant la sagesse des peuples autochtones avec la technologie du 12e siècle, le CCHRC est un pionnier des solutions. Leur fondateur partagera certains de leurs succès et les leçons apprises. La présentation comprend des discussions sur les approches de conception, les enveloppes de construction, les systèmes mécaniques, les systèmes d'eau et d'égout. Le CCHRC croit fermement que ceux qui ont prospéré dans le Nord circumpolaire depuis des milliers d'années sont les meilleurs partenaires pour assurer un avenir prometteur au peuple de l'Arctique.

 

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Alaska is in the midst of significant challenges in the face of climate change, cultural dynamics, limited financial resources and  extreme environments. The Cold Climate Housing Research Center (CCHRC) works closely with members of dozens of Native Alaskan communities to design homes that  reflect culture, are extremely energy efficient, healthy for families and affordable. Through a commitment to a program blending Indigenous Wisdom with 12rst Century technology CCHRC is pioneering solutions. Their founder will share some of their successes and lessons learned. This will include discussions of design approaches, building envelopes, mechanical, water and wastewater systems. CCHRC deeply believes that those who have thrived in the Circumpolar North for thousands of years are the best partners in ensuring a bright future the People of the Arctic.

Energy-efficient housing prototype in Quaqtaq, Nunavik

Hélène Arsenault 

Research and Development Project Manager, Société d’habitation du Québec, Québec

 

Les communautés autour du Nunavik dépendent strictement des combustibles fossiles pour leurs besoins en chauffage et en électricité. Afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d'énergie, tout en maintenant le confort thermique des locataires, un prototype de nouveau logement a été construit à Quaqtaq en 2015. Des architectes et des ingénieurs ayant des années d'expérience à Nunangat ont conçu un modèle inspiré des recommandations de Passive House. Les besoins spécifiques liés à la culture inuite et au mode de vie nordique ont également été pris en compte dans le processus de conception. Un rendement élevé a été obtenu grâce à l'orientation du bâtiment, à l'isolation épaisse, aux fenêtres à triple vitrage et à l'enveloppe hermétique. L'équipement de surveillance placé dans tout le bâtiment donnera une idée claire de la consommation d'énergie en fonction de la météo, les besoins de l'occupant et la disponibilité du soleil. Le prototype tient deux unités avec une salle mécanique dans le centre, fournissant l'ensemble du bâtiment. Les données de rendement recueillies et les commentaires des locataires serviront à formuler des recommandations pour les constructions futures au Nunavik.

 

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Communities around Nunavik rely strictly on fossil fuels for their heating and electrical needs. In order to reduce greenhouse gas emissions from energy consumption, while maintaining the tenants’ thermal comfort, a new housing prototype was built in Quaqtaq in 2015. Architects and engineers with years of experience in Nunangat came up with a design inspired by Passive House’s basic recommendations. Specific needs related to Inuit culture and northern lifestyle were also considered in the design process. High efficiency was obtained through the building’s orientation, thick isolation, triple pane windows, and tightly sealed envelope. Monitoring equipment placed throughout the building will give a clear idea of the energy consumption in relation to the weather, the occupant’s needs, and the sunlight’s availability. The prototype holds two units with a mechanical room in the centre, supplying the entire building. The collected performance data and the tenants’ feedback will be used to draw recommendations for future constructions in Nunavik.

Cultural and Environmental Sustainability and Development of an Indidenous Design Process

William Semple

Architect, NORDEC Consulting and Design, and PhD candidate, University of Alberta

 

Cette présentation examine comment l'identité culturelle est une composante importante de la « durabilité » et comment elle peut être avancée par l'utilisation d'un processus de conception qui amène les perspectives et la connaissance des peuples autochtones dans la conception du logement et des communautés. On met l'accent sur l'évolution d'un processus de conception adapté à la culture et sur la conception de prototypes de logements nordiques efficaces sur le plan énergétique et adaptés à la culture, qui ont été élaborés à l'aide de ce processus - projets réalisés pour promouvoir la « durabilité » du logement dans le Nord, incluant le rôle fondamental que jouent les relations au sein des communautés autochtones. Il s'agit notamment de relations au sein de la famille élargie, au sein de la communauté, et avec la terre. La « durabilité » au sein des communautés autochtones, par sa nature même, regroupe à la fois les préoccupations culturelles et environnementales, les « modes de savoir » et les « façons de faire » autochtones qui représentent une vision du monde différente, qui influence la façon dont la communauté et les individus partagent le savoir et l'expérience, et prennent des décisions.

 

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This presentation will examine how cultural identity is a significant ‘sustainability’ component and how this can be advanced through the use of a design process that brings the perspectives and knowledge of Indigenous peoples into the design of housing and communities.  It will focus on the evolution of a culturally appropriate design process, and the design of the culturally appropriate super-energy efficient northern housing prototypes that have been developed using this process - projects carried out to advance the ‘sustainability’ of northern housing, including the fundamental role that relationships play within Indigenous communities.  These include relationships within the extended family, within the community, and with the land. ‘Sustainability’ within Indigenous communities, by its very nature, brings together both cultural and the environmental concerns, Indigenous ‘ways of knowing’ and ‘ways of doing’ representing a significantly different world view, one that impacts how the community and individuals share knowledge and experience, and make decisions. 

Kitchen designs and country food in Nunavik

Patrick Evans

Professor, School of Design, Université du Québec à Montréal (UQAM)

 

L'objectif de ce projet de recherche conceptuel est d'étudier et de proposer des configurations spatiales et des objets domestiques qui encouragent la consommation d'aliments traditionnels - un facteur important à considérer dans une analyse globale de la santé et du bien-être dans les collectivités du Nord. En travaillant dans de petites équipes de conception collaborative, mes élèves et moi-même avons développé une série d'objets contemporains, cuisines et maisons qui visent à faciliter la consommation d'aliments traditionnels en tenant compte des éléments suivants: a) l'orientation des cuisines et leur proximité avec les espaces de préparation extérieurs; B) l'utilisation de matériaux: traditionnels et non traditionnels (surfaces de coupe antibactériennes); C) s’asseoir sur des chaises dans et autour de la cuisine: traditionnelle (basse) et non traditionnelle (haute); D) la préparation et le stockage des aliments saisonniers; E) les coutumes et pratiques traditionnelles telles que la préparation des aliments et le partage des aliments. Les conceptions de cuisine adaptée à la culture conçues en collaboration avec la communauté inuite peuvent aider à augmenter la fréquence et la sécurité de la consommation alimentaire des pays et ainsi avoir un impact positif sur la culture et la santé.

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The objective of this design-based research project is to study and propose spatial configurations and domestic objects that encourage the consumption of traditional “country” foods - an important factor to consider in a global analysis of health and well-being in northern communities. Working in small collaborative design teams, my students and I have developed a series of contemporary objects, kitchens and houses which aim to facilitate consumption of traditional foods by taking into account the following : a) orientation of kitchens and their proximity to exterior preparation spaces; b) use of materials :  traditional and non-traditional (antibacterial cutting surfaces); c) seating in and around the kitchen :  traditional (low) and non-traditional (high); d) preparation and storage of seasonal food; e) traditional customs and practices such as food preparation and food sharing. Culturally adapted kitchen designs which are conceived in collaboration with the Inuit community can help increase frequency and safety of country food consumption and thus have a positive impact on both culture and health.

Designing a culturally responsive built environment for the Inuit

Alain Fournier

Architect and Founding Partner, EVOQ (formerly FGMDa)

 

L'architecture contemporaine a la responsabilité de travailler activement à la conception d'environnements construits culturellement adaptés aux Inuits. Les bâtiments peuvent et doivent contribuer à la survie et à l'autonomisation des Inuits du Canada. Un environnement bâti culturellement réactif est nécessaire pour renverser les marées de siècles de colonisation et d'acculturation planifiée, et aider les Inuits à réparer et à récupérer leur vie. Un environnement bâti culturellement réactif soulève le débat interminable sur l'architecture internationale contre l'architecture régionale. Comment peut-on y remédier? Choisir un côté ou non dans le débat soulève toujours la question de savoir comment travailler avec les Inuits pour créer un environnement bâti qui réagisse, qui leur parle littéralement. Tous les aspects de la culture, de l'identité et des valeurs inuit (Inuit Qaujimajatuqangit) doivent être mis en œuvre, et pas seulement l'architecture d'abris traditionnels; mais aussi les traditions orales (histoires, légendes, connaissances), la langue, la culture matérielle, les lieux sacrés et la spiritualité. Comment ces informations et ces connaissances sont-elles utilisées pour donner forme? Comment sont-elles incorporées dans un bâtiment? Comment construire un bâtiment pour raconter leur histoire? Comment peut-elle en faire partie, être tissée dans les traditions orales encore en plein essor des Inuits? Comment les consultations avec les Inuits ont-elles été utilisées et ont-elles permis d'obtenir des résultats significatifs?

 

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Contemporary architecture has the responsibility of actively working towards designing culturally responsive built environments for the Inuit. Buildings can and must contribute to the survival and empowerment of Canada’s Inuit.  A culturally responsive built environment is necessary to reverse the tides of centuries of colonization and planned acculturation, and help Inuit mend and reclaim their lives. A culturally responsive built environment raises the never-ending architectural debate of International vs Regional Architecture. How is this to be addressed? Choosing a side or not in the debate still brings up the question of how to work with Inuit to create a built environment that is responsive, that literally speaks to them. All aspects of Inuit culture, identity and values (Inuit Qaujimajatuqangit) must be brought to bear, not just traditional shelter architecture; but also oral traditions (stories, legends, knowledge) language, material culture, sacred places and spirituality. How is this information and knowledge used to give shape? How is it embodied into a building? How can a building be made to tell the story?  How can it become part of, be woven into the still thriving oral traditions of the Inuit?

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Discussion

moderated by Lisa Koperqualuk

SESSION 3 - LEARNING FROM COMMUNITY AND LANDSCAPE RESEARCH

The development of an Inuit community: 50 Years of tradition and modernity in Quaqtaq, Nunavik

Louis-Jacques Dorais

Associate Professor, Department of Anthropology, Université Laval, Québec

 

Entre 1965 et 2015, j'ai eu le privilège de tisser des liens étroits avec les habitants de Quaqtaq, l'un des plus petits villages du Nunavik, avec moins de 100 habitants en 1965 et quelque 400 cinquante ans plus tard. Au cours de cette période, j'ai assisté au développement progressif de la communauté d'un camp de chasse administrativement non organisé avec une quasi-absence de services publics, à un village nordique moderne et bien desservi. Au fil des ans, le travail salarié a remplacé la chasse et le piégeage comme principale activité économique de Quaqtaq, des maisons confortables ont remplacé les cabanes auto-construites, les conditions de santé se sont beaucoup améliorées et la scolarité a connu un formidable développement. En plus de documenter brièvement ce processus avec des images de périodes différentes, le document montrera comment, malgré les changements importants, les gens de Quaqtaq ont conservé une identité basée sur la tradition inuit. La chasse et la pêche constituent encore des activités de loisir majeures et culturellement importantes, l'inuktitut demeure la langue par défaut de la communauté, la transmission aux nouveau-nés des noms de personnes décédées et de personnes âgées continue d'interconnecter des générations, et le christianisme évangélique, très présent dans la communauté, continue de promouvoir des valeurs que la population locale considère traditionnellement inuites. L'exemple de Quaqtaq est assez typique de ce qui s'est produit dans de nombreuses autres petites communautés de l'est de l'Arctique canadien. Il montre que même si la rencontre forcée entre la tradition inuite et la modernité exogène peut engendrer des problèmes sociaux, les deux peuvent aussi cohabiter d'une manière relativement harmonieuse.

 

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Between 1965 and 2015, I had the privilege to forge close links with the people of Quaqtaq, one of the smallest villages in Nunavik, with fewer than 100 residents in 1965 and some 400 fifty years later. During this period, I witnessed the progressive development of the community from an administratively unorganized hunting camp with a quasi-absence of public services, to a modern, well-serviced northern village. Over the years, wage work replaced hunting and trapping as Quaqtaq’s principal economic activity, comfortable houses took the place of self-built shacks, health conditions improved a lot, and schooling knew a tremendous development. Besides briefly documenting this process with images from different periods, the paper will show how, despite important changes, the people of Quaqtaq have preserved an identity grounded in Inuit tradition. Hunting and fishing still constitute major and culturally significant leisure activities, Inuktitut remains the default language of the community, the transmission to newborns of the names of deceased and senior individuals continues to interconnect generations, and Evangelical Christianity, much alive in the village, preaches values that local people consider traditionally Inuit. The example of Quaqtaq is quite typical of what happened in many other small communities of the Canadian eastern Arctic. It shows that even if the forced encounter between Inuit tradition and exogenous modernity may generate social problems, the two can also cohabit in a relatively harmonious way.

Ethnicity, place, and culture at the Qayuqtuvik Society Soup Kitchen

Edmund Searles

Associate Professor of Anthropology, Bucknell University, Lewisburg, Pennsylvania

 

En menant des recherches anthropologiques à Nunangat au milieu des années 1990, j'ai appris que de nombreux Inuits considéraient des lieux comme Iqaluit comme une menace pour la survie de la culture inuite traditionnelle. Dans cette présentation, je considère la fonction du lieu dans la médiation de l'expérience des relations inuit-colon au Nunavut. En particulier, j'examine comment certains endroits peuvent intensifier les différences qui séparent les Inuits des Qallunaat (non-Inuits), tandis que d'autres s'appuient sur les forces complémentaires de ces groupes. En particulier, j'explore comment la cuisine de la soupe Qayuqtuvik à Iqaluit, un ministère dirigé par des bénévoles et par des membres de l'Église anglicane, contient des espaces qui révèlent les inégalités structurelles qui séparent les Inuit et Qallunaat et des espaces qui révèlent la complémentarité de ces deux groupes, fournissant une étude de cas intéressante pour les urbanistes et d'autres cherchant à imaginer des lieux qui s'appuient sur les forces et les valeurs partagées de multiples traditions, cultures et ethnies.

 

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While conducting anthropological research in Nunangat in the mid-1990s, I learned that many Inuit considered places like Iqaluit to be a threat to the survival of traditional Inuit culture.  In this presentation, I consider the function of place in mediating the experience of Inuit-settler relations in Nunavut. In particular, I examine how some places can intensify the differences that separate Inuit from Qallunaat (non-Inuit) while others draw on the complementary strengths of those groups. In particular, I explore how the Qayuqtuvik Society Soup Kitchen in Iqaluit, a ministry run by volunteers and by members of the Anglican Church, contains spaces that reveal the structural inequalities that separate Inuit and Qallunaat and spaces that reveal the complementarity of these two groups, providing an interesting case study for urban planners and others seeking to imagine places that build on the strengths and shared values of multiple traditions, cultures, and ethnicities.

Redefining the spatial configurations of schools for contemporary Artic communities

Marie-Josée Therrien

Associate professor, Ontario College of Art and Design University

 

À mesure que le processus d'urbanisation changeait le paysage de l'Arctique de l'Est canadien, les écoles occupaient une place prépondérante dans les établissements permanents. En tant que type de bâtiment non-colons, la disposition de l'école suit des configurations spatiales normalisées qui soutiennent un environnement d'apprentissage étroitement structuré, éloigné des modèles traditionnels d'éducation inuits. Comme pour les autres institutions non coloniales, l'école en est une importation qui a accéléré le processus d'acculturation tout en permettant de nouvelles opportunités. L'histoire de la conception des écoles de l'Arctique des années 1950 à nos jours (la période couverte par cette présentation) reflète le développement plus large des mouvements pédagogiques et architecturaux du Sud.

 

Après une brève description avec des illustrations des écoles (élémentaires et secondaires) des différentes périodes, cet article examinera comment les configurations spatiales des écoles récentes ont été adaptées aux besoins contemporains des communautés arctiques. Notre discussion sera une tentative de répondre à la question suivante: Comment la planification des écoles récentes dans l'Arctique de l'Est a-t-elle bénéficié des processus de consultation et des tendances actuelles en matière d'éducation.

 

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As the process of urbanization changed the landscape of the Eastern Canadian Arctic, schools came to occupy a prominent position in the permanent settlements.  As a non-settler building type, the school layout follows standardized spatial configurations that support a tightly structured learning environment, far remote from traditional Inuit education models. As with other non-settler institutions, the school is an import that accelerated the process of acculturation while allowing for new opportunities. The history of the design of the schools in the Arctic from the 1950s to our present time (the period covered in this presentation) reflects the broader development of pedagogical and architectural movements from the South.

 

After a brief description with illustrations of schools (elementary & high-school) from the different periods, this paper will examine how the spatial configurations of recent schools have been adapted to the contemporary needs of Arctic communities. At the core of our discussion will be an attempt to answer the following question: How did the planning of the recent schools in the Eastern Arctic benefit from the processes of consultation and current trends in education?

lik: “the place with”, tuuq: “the place that has”, vik: “the place where”. Looking at the landscape through Inuinnait words

Béatrice Collignon

Professor, Department of Geography, Université Bordeaux-Montaigne, France; Director, Passages (CNRS, UMR 5319)

 

Les paysages de l'Arctique changent sous la pression combinée du changement climatique, de l'industrie de l'extraction (pétrole et gaz et minéraux comme le minerai de fer, le nickel, les diamants), des normes occidentales en matière de bien-être, de développement économique et de préservation de l'environnement et de diverses formes de souveraineté inuite. Les régions nordiques sont remodelées de plusieurs façons et à diverses échelles, de la micro échelle des habitations à la macro-échelle de la zone polaire nordique globale. À l'heure où les intervenants discutent des changements à apporter « pour le mieux », le présent document montre qu'il est important de se pencher sérieusement sur les mots inuits liés aux paysages, car ils expriment puissamment l'idée inuite d'un « paysage sain ». La discussion s'appuiera principalement sur l'étude d'une base de données de noms de 1007 lieux Inuinnait, recueillie au début des années 1990 dans les quatre communautés Inuinnait. On y met l'accent sur la signification de ces noms et sur la façon dont ils véhiculent des interprétations particulières des paysages arctiques.

 

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Arctic landscapes are changing under the combined pressure of climate change, the extraction industry (oil and gas, and minerals such as iron ore, nickel, diamonds), Western norms regarding well-being, economic development and environmental conservation and various forms of Inuit sovereignty assertion. Northern regions are being reshaped in many ways and at various scales, from the micro-scale of dwellings to the macro-scale of the global northern polar zone. At a time when stakeholders discuss which changes to make “for the best”, this paper shows the importance of looking seriously into Inuit words related to landscapes as they powerfully express the Inuit idea of “a healthy landscape”. The discussion will rely mainly on the study of a 1007 Inuinnait place-name database, collected in the early 1990s in all four Inuinnait communities. It will focus on the meaning of these names and how they convey particular interpretations of Arctic landscapes.

Towards a meaningful integration of geoscience knowledge in decision-making for sustainable housing: An example from Arviat, Nunavut

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Rudy Rieldsperger

Ph.D. candidate, Department of Geography, Memorial University

 

Description disponible bientôt.

 

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Description available soon.

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Discussion

moderated by Andrea Procter

SESSION 4 - PREPARING AND PLANNING FOR LANDSCAPE CHANGE IN THE ARCTIC

Ethnographic landscapes at the Norwegian-Russian border

Morgan lp

PhD candidate, Institute of Urbanism and Landscape, Oslo School of Architecture and Design, and Barents Institute, University of Tromsø

En faisant face aux défis et aux opportunités du futur Arctique, la mise en valeur des voix locales révèle les composantes les plus pertinentes de l'environnement bâti et social. Cette recherche doctorale a été menée principalement à Kirkenes, en Norvège, et à Nikel, en Russie, à la frontière norvégienne-russe, qui est un paysage partagé et un milieu particulier d'attributs physiques, sociaux et culturels transnationaux. J'ai combiné les outils ethnographiques classiques avec les médias sociaux et la cartographie participative des idées. Il en est ressorti des perspectives sur le paysage et la participation qui varient de l'espoir et de la collaboration à la confusion et au conflit - des rêves de pétrole et de richesse minérale, d'autres de développement durable. L'avenir du paysage est plongé dans des positions politiques conflictuelles, au sein des communautés elles-mêmes, mais aussi à travers les frontières internationales. Ce travail souligne la dissonance et le potentiel qui existe entre ces ambitions civiques et les mécanismes actuels d'engagement ou d'agence.

 

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In facing the challenges and opportunities of the future Arctic, bringing local voices to the fore reveals the most relevant components of the built and social environment. This doctoral research was conducted mainly in Kirkenes, Norway, and Nikel, Russia, at the Norwegian-Russian borderland, which is very much a shared landscape and a particular milieu of transnational physical, social and cultural attributes. I combined classical ethnographic tools with social media and participatory mapping of ideas. Emerging from this were perspectives on landscape and participation that vary from hope and collaboration to confusion and conflict – some dream of oil and mineral wealth, others of sustainable developments. The landscape future is ensnared in conflicting political positions, within communities themselves but also across international borders. This work highlights the dissonance and potential that exists between these civic ambitions and current mechanisms of engagement or agency.

Exploring new housing settlement forms for the Nunavik villages from culturally different and distant angles

André Casault

Professor, School of Architecture, Université Laval, Québec

 

Regarder un problème sous un nouvel angle, d'une situation nouvelle, de plus loin, ouvre souvent de nouvelles perspectives. Cet article présente les résultats de quatre ateliers de conception "interculturels" expérimentaux qui se sont déroulés dans quatre contextes (très!) culturellement différents entre octobre 2005 et mars 2016. Ils ont été réalisés avec quatre partenaires de Chine (CULD à Shenzhen) du Vietnam (NUCE à Hanoi), du Cambodge (Phnom Penh) et du Sénégal (CUAD, à Dakar), qui ne connaissaient rien - ou très peu - de la culture inuite! L'atelier était axé sur le village de Salluit, au Nunavik, et visait à explorer les répercussions du changement climatique sur le pergélisol et la planification de l'établissement, et avec le problème quelque peu moins « tangible », mais non moins important, l'inadéquation « culturelle » du bâti présent dans les communautés inuites. Les hypothèses de conception tirées d'expériences antérieures ont été explorées: formes de maisons collectives (au lieu de maisons isolées ou jumelées), construisant sur le substrat rocheux (par opposition à la construction sur des dalles de gravier), des bâtiments et des établissements plus éconergétiques et, habitations appropriées sur le plan culturel, qui correspondent aux pratiques culturelles et aux aspirations des Inuit. Les résultats de ces ateliers ne sont pas considérés comme des «solutions», mais comme des documents de discussion destinés à enrichir les processus de conception collaborative avec les communautés inuites.

 

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Looking at a problem from a new angle, from a new situation, from further away, often opens up new perspectives. This paper presents the outcomes of four experimental “cross-cultural” design studios that took place in four (very!) culturally different contexts, between October 2005 and March 2016. They were undertaken with four partners from China (CULD,  in Shenzhen), Vietnam (NUCE, in Hanoi), Cambodia (ITC, in Phnom Penh) and Senegal (CUAD, in Dakar), who knew nothing – or very little - about Inuit culture! The studio focused on the village of Salluit in Nunavik and aimed at exploring the impacts of climate change on permafrost and settlement planning, and with the somehow less “tangible” but not less important problem, the “cultural” inappropriateness of current housing and settlement forms built for the Inuit communities. Design hypothesis drawn from previous experiments were explored : collective house forms (instead of detached or semi-detached house forms), building on the bedrock (as opposed to building on gravel slabs), more energy-efficient buildings and settlements and, last but not least, culturally appropriate forms of houses that would suit the cultural practices and aspirations of the Inuit people.  The findings of these studios are not seen as “solutions” but as discussion material meant to enrich collaborative design processes with the Inuit communities.

Living in Nunavik, Québec: The challenges of sustainable urban design in Inuit villagesew housing settlement forms for the Nunavik villages from culturally different and distant angles

Geneviève Vachon

Professor, School of architecture, Université Laval, Québec

 

Cet article présente les résultats d'explorations de recherche-conception collaborative dans des adaptations architecturales et urbaines adaptées aux conditions culturelles, territoriales et climatiques de deux villages inuits du Nunavik. Les Inuits du Nunavik sont confrontés à des défis importants liés à leur milieu de vie. En tant que communautés récemment sédentaires, elles ont dû composer avec des logements insuffisants, surpeuplés, normalisés, mal équipés pour répondre aux pratiques locales et traditionnelles, représentations et aspirations insuffisantes. Les politiques et programmes actuels en matière de logement continuent à conduire à des constructions hâtives afin de répondre aux besoins les plus élémentaires. Les communautés inuites regrettent de ne pas être consultées au cours du processus décisionnel et ne participent donc pas à la planification et à la construction de logements mieux adaptés, culturellement et en termes d'utilisation des terres. En outre, les effets du changement climatique - comme le pergélisol, qui dégradent prématurément les territoires habitables - menacent les schémas de développement courants. Quatre défis inter reliés émergent comme base de propositions préliminaires de conception urbaine: 1 / aborder la durabilité et la réactivité culturelle des milieux de vie à différentes échelles (maison, rue, village, territoire); 2 / trouver des solutions de rechange aux formes urbaines en expansion en consolidant les zones existantes et en construisant des roches; 3 / élaborer des stratégies de construction simples, écoénergétiques et dotées de ressources locales; 4 / impliquer les citoyens inuits et les parties prenantes locales dans la planification et la conception de leur environnement bâti. La présentation a pour but de discuter d'une approche en développement de la recherche collaborative / interdisciplinaire sur les habitats nordiques indigènes à travers une conception qui aborde les différents aspects - culturels, spatiaux, environnementaux et administratifs - qui lui donnent un sens culturel.

 

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This paper presents the results of collaborative design-research explorations into culturally, territorially and climatically appropriate architectural and urban adaptations for two Inuit villages in Nunavik. The Inuit of Nunavik are facing significant challenges related to their living environments. As recently sedentary communities, they have had to deal with housing which is insufficient in number, overcrowded, standardized, ill-equipped to cater to local and traditional practices, representations and aspirations insufficient, overcrowded, standardized, ill-equipped to cater to local and traditional practices, representations and aspirations. Current housing policies and programs continue to lead to hasty construction in order to respond to the most basic of needs. The Inuit communities regret not being consulted during the decision-making process and thus being not involved in planning and building housing that would be better adapted, culturally and in terms of land use. Furthermore, the effects of climate change – such as permafrost prematurely degrading habitable territories -- threaten prevalent development patterns. Four intertwined challenges emerge as the basis for preliminary urban design proposals: 1/ addressing the sustainability and cultural responsiveness of living environments at different scales (home, street, village, territory); 2/ finding alternatives to sprawling urban forms by way of consolidating existing areas and building on rock; 3/ developing simple, energy efficient and locally resourceful construction strategies; 4/ involving Inuit citizens and local stakeholders in the planning and design of their built environment. The presentation aims to discuss a developing approach to collaborative / interdisciplinary research on indigenous northern habitats through design which tackles the different aspects – cultural, spatial, environmental and administrative – that give it cultural meaning.

Many Norths : Documenting Spatial Pratice in a Polar Territory

Lola Sheppard

Associate Professor, School of Architecture, University of Waterloo, and co-founder, Lateral Office, Toronto

 

Les attributs extrêmes du climat, de la culture et de la géographie se conjuguent dans l'Arctique canadien pour produire des infrastructures et des colonies uniques. La documentation sur les conditions actuelles et la vision d'un avenir qui concilie les progrès avec les modèles traditionnels et les écosystèmes fragiles dans cette région complexe seront parmi les questions clés du 21ème siècle. La recherche de Many Norths cherche à tracer à la fois les trajectoires historiques essentielles et les nouvelles réalités qui ont abouti à l'urbanisation contemporaine de l'Arctique. La prémisse sous-jacente de Many Norths est la documentation contemporaine (inévitablement incomplète) des pratiques spatiales et des typologies, certaines indigènes, certaines importées et modifiées, qui ont façonné les réalités physiques actuelles de l'Arctique. La transformation des paysages arctiques, physiquement et culturellement, résulte d'une série de pratiques spatiales très spécifiques, entendues dans ce contexte comme des modes d'action et de performance - certains conçus, certains informels. Ceux-ci permettent et façonnent la vie dans les communautés et dans la terre, ainsi que dans l'industrie, l'armée et la surveillance.

 

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The extreme attributes of climate, culture, and geography combined in the Canadian Arctic to produce unique infrastructures and settlements. How to document the current conditions and envision a future that reconciles progress with traditional patterns and fragile ecosystems in this complex region will be among the key questions of the 21st century. The Many Norths research seeks to chart both the essential historical trajectories and the new realities that have yielded the a contemporary urbanizing Arctic. The premise underlying Many Norths is the contemporary documentation (inevitably incomplete) of spatial practices and typologies, some indigenous, some imported and modified, that have shaped the current physical realities of the Arctic. The transformation of Arctic landscapes, physically and culturally, results from a series of highly specific spatial practices, understood in this context as modes of action and performance—some designed, some informal. These enable and shape life in the communities and out in the land, as well as across  industry, the military, and monitoring.