De la matière au lieu : Composition d'une architecture locale et résiliente à partir de l' IQ (Inuit Qaujimajatuqangit)

From matter to space : Composition of a local and resilient architecture based on the IQ (Inuit Qaujimajatuqangit)

PAR / BY  PIERRE-OLIVIER DEMEULE

TYPE : ESSAI (PROJET) / ESSAY

SUPERVISEUR / SUPERVISOR : MYRIAM BLAIS (DIR.), UNIVERSITÉ LAVAL

DURÉE / DURATION : AUTOMNE 2018 / AUTOMNE 2018 

Selon Searles (2010) et Dowsley (2013), la fréquentation du territoire lors d’activités traditionnelles liées à la chasse et la pêche contribue depuis toujours au développement et au soutient d’un « sens » proprement inuit à travers ce que Berque (2010) définirait comme une chôranordique. Aujourd’hui et de façon complémentaire, ce sens s’étend aussi à des activités récréatives, d’artisanat, de socialisation, ou des activités conduites sous l’intention de la « guérison ». Selon cette perspective, le campement dans la toundra se présente alors comme lieu exemplaire du développement identitaire et de la consolidation du bien-être inuit.

 

Malencontreusement, le territoire ne demeure accessible que pour une poignée de privilégiés, et ce, malgré sa proximité. Si un accès facilité y est de plus en plus revendiqué, il en va de même pour une architecture résiliente dont l’aménagement et les matériaux seraient adaptés aux contextes nordiques. 

 

En s’intéressant au village de Salluit, Nunavik, et à son fjord, le projet d’architecture entend offrir un moyen de démocratiser un accès au territoire et aux biens faits qu’il engendre.

 

Sa mission est de créer des espaces facilitants la transmission des savoirs locaux (traditionnels et contemporains) et d’offrir un lieu réparateur, invitant l’esprit à s’accorder aux échos qu’offre un moment dans la toundra.

 

La question à l’origine de ce projet de fin d’études (pfe) se définit donc comme suit : comment l’architecture peut-elle entretenir un rapport bienfaisant et soutenable entre territoire et communauté ?

* * *

According to Searles (2010) and Dowsley (2013), the use of the territory for traditional hunting and fishing activities has always contributed to the development and support of a distinctly Inuit "sense" through what Berque (2010) would define as northern “chôra”. Today and in a complementary way, this meaning also extends to recreational activities, crafts, socialization, or activities conducted with the intention of "healing". From this perspective, the tundra camp then presented itself as an exemplary place for identity development and the consolidation of Inuit well-being.

 

Unfortunately, the territory remains accessible only to a handful of privileged people, despite its proximity. If easier access is increasingly claimed, the same applies to resilient architecture whose layout and materials are adapted to northern contexts. 

 

By focusing on the village of Salluit, Nunavik, and its fjord, the architecture project aims to provide a means of democratizing access to the land and the made goods it generates.

 

Its mission is to create spaces that facilitate the transmission of local knowledge (traditional and contemporary) and to offer a restorative space, inviting the spirit to adapt to the echoes that a moment in the tundra offers.

 

The question at the origin of this final year project (pfe) is therefore defined as follows: how can architecture maintain a beneficial and sustainable relationship between territory and community?

Subvention de partenariat - CRSH 2015-2020

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