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Concours étudiant : l'Objet mis à nu [sous zéro]

02.13.2017

Les professeurs Geneviève Vachon et Myriam Blais ont trouvé un bon moyen de réchauffer les méninges de leurs étudiants en ce début de semestre, avec le concours l'Objet mis à nu [sous zéro]. Il s'agit d'une charrette verticale entre des étudiants de deuxième année au baccalauréat de l'Atelier Vachon, en Habitabilité et poésie de l'espace, et des étudiants à la maîtrise de l'Atelier Blais, en Construction et Design.

 

Le défi de ce concours consiste à concevoir un objet pour l'habitation, qui provient d'une rencontre « imaginée, inédite, nouvelle » avec les cultures et les communautés inuit du Nord québécois. L’objet «métis/métissé» serait ainsi une interprétation de la rencontre imaginaire entre les étudiants et leur idée du Nord : le métissage comme rencontre entre deux mondes, comme « surfaces d’échange entre des mondes distincts » (Pirson, dans Kaine (2004) : 4). L'objet-maquette devait avoir une dimension maximale de 30cm x 30cm x 30 cm et être accompagné d'un récit explicatif de 150 mots.

 

Propositions

 

Jury

 

Un jury distinct [en parallèle] de celui de la Charette de l'Objet 2017 sera constitué par le projet Habiter le Nord québécois.

 

Mona Belleau, Coordonnatrice à la mobilisation et à la communication, Habiter le nord québécois

 

Érick Rivard, Architecte associé chez Groupe/A annexe\U, OAQ, Designer urbain, ADUQ.

 

Sandrine Tremblay-Lemieux, Étudiante à la maîtrise simultanée en architecture et en sciences de l’architecture.

 

 

 

Prix

 

 

1er prix : 300$ – L'ÉCHO DU TEMPS

avec Charles Côté, Marie-Pier Robidoux et Audrey Morency

 

Le jury a aimé le métissage ingénieux de cet objet. Le tambour traditionnel, objet de communication dans la culture inuit, trouve un écho dans le rythme régulier de l’horloge. Dans l’idée du métissage, le jury a aimé la dualité des visions du temps ; on entend souvent les inuit dire de « prendre son temps », tandis que les non-inuit font souvent référence à « perdre son temps ». Pour les Inuit, le temps est quelque chose que l’on peut saisir et pour les non-Inuit, le temps est quelque chose qui lui échappe. L’écho du temps appelle donc au respect du rythme des deux cultures ; aspect essentiel lorsque nous sommes en relation interculturelle. En ce qui a trait au matériau, le tambour inuit, traditionnellement fait en peau, évoque le thème «Mis à nu». Le jury a aussi apprécié l’ingéniosité du mécanisme de l’aiguille, intégrée au cadre plutôt qu'au centre. 

 

2ième prix: 150$ – FLATTER SON ÉGO

avec Léandre Chaumont, Étienne Lambert, Simon Parent et Alexandre Morin

 

Le jury a soulevé la dualité utilité/fantaisie de cet objet. Dans l’idée de métissage, le jury a apprécié que la fourrure, qui depuis toujours représente la survie chez les Inuit, ait été réinterprétée dans un objet aussi futile qu’une brosse pour se flatter l’égo. L’objet intrigue et amène la discussion sur son véritable propos. Le peuple inuit étant encore vu par certains comme étant un peuple «exotique», on peut se demander parfois si certains chercheurs ne travaillent pas avec lui plus pour se flatter l’égo que par réel intérêt pour celui-ci. Le message derrière cet objet est ce qui lui a valu une deuxième place au concours.

 

3ième prix: 75$ – À SAVOIR DE POIL!

avec Sandra Zimmermann, Julie Bradette et Audrey Turcotte

 

Cet objet rappelle l’importance du froid et du chaud dans l’Arctique. Les Inuit, de friands consommateurs de thé, aiment le faire chauffer sur un poêle Coleman™ sur la banquise après une longue randonnée en motoneige : c’est le réconfort absolu ! Le jury trouvait également que cet objet évoquait quelque chose de rassembleur. Le matériau de l'objet - la peau, utilisée côté cuir et côté fourrure - démontrait un bel esprit d’utilisation complète d’une ressource, en plus de bien refléter le thème du concours.  

 

 

 

 

 

 

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